Oraux — Agrégation interne HG

Comprendre la nature des oraux de l’agrégation interne d’histoire-géographie

L’oral n’est pas une épreuve de restitution : c’est une épreuve de raisonnement. Tout se joue sur l’articulation entre trois dimensions indissociables.

En bref

👉 Mythe : le “bon sujet” (ou la chance) n’existe pas.

👉 Réalité : l’oral évalue une démarche (scientifique + didactique + orale).

👉 Conseil : ne cherchez pas l’exhaustivité, cherchez la cohérence et la justification.

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Pourquoi on se trompe sur l’oral

La première année où j’ai passé l’agrégation, je suis arrivée aux oraux sans avoir véritablement compris la nature de cette épreuve. J’avais travaillé. J’avais des connaissances solides. Et, comme beaucoup d’entre vous, j’abordais l’oral avec l’idée que tout se jouerait un peu sur la chance de tomber, ou pas, sur le “bon” sujet.

Ce n’est qu’ensuite, à travers les formations que j’ai eu l’occasion de donner, que j’ai vu que de très nombreux candidats et candidates, pourtant sérieux, investis et compétents, abordent l’oral avec les mêmes représentations… et rencontrent les mêmes écueils.

Or, spoiler alert, le “bon” sujet n’existe pas. Mais rassurez-vous : le “mauvais” sujet n’existe pas non plus ;)

En réalité, ce qui fait réellement la différence à l’oral n’est ni la chance, ni l’accumulation de savoirs, mais la capacité à comprendre et à maîtriser l’articulation spécifique entre les trois différentes dimensions de l’épreuve. L’oral n’est pas une épreuve de restitution : c’est une épreuve de raisonnement, structurée autour de trois dimensions indissociables : scientifique, didactique et orale.

Les 3 dimensions indissociables

1) La dimension scientifique : savoir chercher, choisir et justifier

La dimension scientifique, fort heureusement, ce n’est ni connaître le sujet au préalable, ni en être spécialiste (le fameux “c’est ma période historique préférée”).

La partie scientifique correspond en réalité à la capacité à construire un raisonnement et à entreprendre des recherches bibliographiques pour nourrir ce raisonnement. En gros : savoir où chercher, quoi chercher, et surtout pourquoi chercher ici plutôt qu’ailleurs.

Elle engage une habileté (qui se travaille) à identifier des sources pertinentes, à comprendre leur statut, à opérer des choix assumés et à les justifier. L’enjeu n’est pas de proposer une démonstration exhaustive, mais un raisonnement scientifique maîtrisé, explicité, et cohérent avec le temps et le cadre de l’épreuve.

2) La dimension didactique et pédagogique : le nouvel enjeu central

La dimension didactique est souvent perçue comme une étape artificielle, éloignée du « vrai » travail disciplinaire. En réalité, c’est beaucoup moins déconnecté de la réalité du terrain que ce que l’on pense.

En effet, la réflexion didactique ne consiste pas à plaquer une séance ou à réciter des prescriptions institutionnelles (contrairement aux idées reçues qui circulent parmi les candidats). Quand on y regarde de plus près, la réflexion part d’une question très concrète : pourquoi enseigner cela à des élèves, et comment l’aborder à ce niveau précis ?

Cette dimension est aujourd’hui très attendue par les jurys, comme en témoignent de plus en plus clairement les rapports (je vous invite à relire le dernier en date). Elle conduit à se demander par quelles étapes les élèves vont passer, comment un savoir disciplinaire peut être transformé en contenu scolaire, et si les choix faits tiennent réellement ensemble.

Très sincèrement, aujourd’hui, une partie didactique et pédagogique solide peut clairement rattraper une partie scientifique moyenne.

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3) La dimension orale : rendre sa pensée intelligible

Enfin, l’oral est, par définition, une épreuve de parole.

Il s’agit de savoir exprimer une pensée claire, structurée et intelligible, dans un temps contraint, en tenant compte de son auditoire.

Cette compétence n’est pas sans lien avec notre métier : elle renvoie à la capacité à expliquer, à organiser un propos et à rendre un raisonnement compréhensible, comme on le fait devant des élèves tous les jours...

Ce que cela implique lors de la préparation

Lorsque l’oral est pensé comme une question de chance ou de restitution, la préparation risque clairement de passer à côté de la véritable nature de l’épreuve.

C’est s’exposer à des révisions épuisantes, une indigestion dans les apprentissages, une fatigue nerveuse et un stress inutile. Sans compter l’idée (fausse) selon laquelle il faudrait faire un “max d’oraux” pour revoir le plus de notions possibles…

Comprendre la logique de l’épreuve, et en particulier l’articulation entre ses trois dimensions, permet au contraire de construire une préparation plus juste, plus efficace, et mieux ajustée aux attentes du jury.

Je vous propose donc quelque chose que j’aurais bien aimé avoir lors de ma première année de préparation : un espace qui centralise toutes les informations indispensables et une méthode pas à pas pour comprendre ce qui est réellement attendu aux oraux de l’agrégation interne d’histoire-géo.

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